Saison · septembre 2026

La lumière en novembre

Quand la nuit tombe à trois heures, l’éclairage fait toute la différence. Allumer plusieurs lampes à différentes hauteurs plutôt qu’un plafonnier.

En novembre, il fait nuit quand vous partez le matin et nuit quand vous rentrez le soir. À la fin du mois, le soleil se couche peu après quinze heures à Stockholm, et ce qui reste de la journée est une lumière bleue qui disparaît en une demi-heure. C’est le mois où l’éclairage compte le plus dans une maison. C’est aussi le mois où l’on voit s’il a été pensé ou simplement installé.

Plusieurs sources plutôt qu’une

La solution la plus courante est un plafonnier au milieu de la pièce. Il éclaire le sol de façon uniforme et rend la pièce plate. Une pièce paraît plus calme quand la lumière vient de plusieurs directions et à différentes hauteurs : quelque chose en hauteur au-dessus de la table, quelque chose à hauteur des yeux près du canapé, quelque chose en bas dans la fenêtre. Des ombres apparaissent alors, et ce sont elles qui donnent de la profondeur à la pièce.

Une règle simple consiste à compter les sources de lumière. Trois à cinq dans un salon, c’est bien, et aucune n’a besoin d’être puissante. Cinq lampes qui éclairent chacune un peu font une meilleure pièce qu’une seule qui éclaire beaucoup.

Suspension globe en verre opalin allumée au-dessus d’une table en bois, des poires dans une coupe, la lumière bleue du soir à la fenêtre

Au-dessus de la table

En novembre, la table à manger devient souvent le centre de la pièce. C’est là que l’on mange, que l’on ouvre le courrier et que l’on fait les devoirs. Une suspension doit pendre bas, à environ 60 à 70 cm du plateau, pour que la lumière tombe sur la table et non dans les yeux des convives. La suspension Viken est faite pour cela. L’abat-jour est en laiton brut et le globe en verre opalin, si bien que la lumière se diffuse doucement sans éblouir. Le câble gainé de tissu mesure trois mètres, ce qui permet de suspendre facilement la lampe à la bonne hauteur au-dessus de la table.

Choisissez une ampoule à la température de couleur chaude, 2 700 kelvins ou moins. Viken a une douille E27 et se vend sans ampoule, vous choisissez donc la vôtre. Avec une ampoule à intensité variable, la même suspension convient au dîner comme aux fins de soirée, quand seule la table doit rester éclairée.

Des lampes basses

Ce qui compte le plus pour l’atmosphère, ce sont les lampes posées bas, sur une commode, une table d’appoint ou dans la fenêtre. Elles éclairent une petite surface et laissent le reste de la pièce dans l’ombre. La lampe de table Tjärn a un pied en grès tourné à la main et un abat-jour en toile de lin épaisse. La lumière est chaude et basse, et le variateur sur le câble permet de la baisser encore à mesure que la soirée avance.

Une lampe dans la fenêtre agit aussi vers l’extérieur. La vitre ne devient pas un miroir noir à la tombée de la nuit, et vous voyez la lumière depuis la rue en rentrant. Branchez-la sur une minuterie pour qu’elle s’allume à seize heures, avant qu’il fasse complètement nuit.

Les bougies

La bougie est le plus ancien de nos éclairages et reste le plus chaleureux. Quelques bougies sur la table ou dans la fenêtre suffisent. Tenez-les à distance des rideaux et ne les laissez jamais sans surveillance. Un bougeoir au pied lourd reste stable même si quelqu’un heurte la table.

Une bougie allumée sur un bougeoir posé sur le rebord de la fenêtre, du givre sur la vitre

Le bougeoir Dal est coulé en laiton et laissé brut, si bien qu’il fonce avec les années. Son pied lourd tient bien stable. Il existe en deux hauteurs faites pour être associées, et deux ou trois bougies de hauteurs différentes alignées donnent une lumière qui joue sur la verticale au lieu de rester sur un seul niveau.

L’obscurité du dehors n’a pas besoin d’être combattue. Avec quelques lampes aux bons endroits et des bougies sur la table, elle devient une partie de la pièce au lieu de peser depuis les fenêtres. Il suffit d’un après-midi pour faire des essais. Éteignez le plafonnier, allumez une lampe à la fois et regardez où tombe la lumière. L’essentiel du travail consiste à observer.

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